Fiscalité de la voiture électrique en LLD : le guide 2026

30 juin 2026

Voiture électrique de flotte en location longue durée devant un bureau d'entreprise

En LLD, les loyers d'une voiture électrique sont déductibles, sauf la part d'amortissement réintégrée par le loueur au-delà de 30 000 € (une fraction que le bailleur doit obligatoirement indiquer au contrat). La TVA reste non récupérable sur les loyers d'une voiture particulière, mais elle l'est à 100 % sur l'électricité de recharge.

Les véhicules 100 % électriques sont exonérés des taxes annuelles ex-TVS. Côté avantage en nature, la base se calcule sur 30 % du coût global annuel (loyer, entretien, assurance), avant l'abattement électrique de 70 % plafonné à 4 641,60 € en 2026.

Comment déduire les loyers d'une LLD électrique en 2026 ?

Les loyers de LLD sont des charges déductibles du résultat imposable, à une exception près : la part correspondant à l'amortissement du véhicule pratiqué par le loueur. Comme pour un achat, cet amortissement est plafonné, et pour un véhicule 100 % électrique (émissions inférieures à 20 g/km de CO2) le plafond monte à 30 000 €.

Au-delà de cette valeur, la fraction de loyer correspondante est réintégrée dans le résultat imposable.

Bonne nouvelle : vous n'avez pas à calculer cette fraction vous-même. Le bailleur est légalement tenu de faire figurer dans le contrat la part de loyer non déductible fiscalement.

Vérifiez qu'elle y apparaît avant de signer. Pour un VE dont la valeur reste sous 30 000 €, la totalité du loyer est en pratique déductible, un avantage net face à un modèle thermique équivalent dont le plafond tombe souvent à 18 300 €, voire 9 900 € pour les plus émetteurs.

Pour le détail du mécanisme d'amortissement, voir notre guide dédié à l'amortissement du véhicule d'entreprise.

TVA en LLD : ce que vous récupérez vraiment

La règle est nette : sur une voiture particulière (catégorie M1), la TVA des loyers de LLD n'est pas récupérable, quelle que soit l'énergie, électrique compris. En revanche, la TVA de l'électricité de recharge est récupérable à 100 % dès lors qu'elle sert à l'activité, et celle de l'entretien l'est également.

D'où une bonne pratique contractuelle : demander au loueur de ventiler les prestations sur des lignes distinctes (loyer financier, entretien, énergie et services). Une facture globale non détaillée vous fait perdre cette récupération de TVA sur l'entretien et l'énergie.

À noter : depuis le 30 avril 2025, la TVA sur les voitures de fonction peut aussi être récupérée lorsqu'une participation financière est demandée au salarié. Un point à arbitrer avec votre expert-comptable selon votre politique de flotte.

Poste

TVA récupérable ?

Condition

Loyer LLD (voiture particulière)

Non

Quelle que soit l'énergie

Électricité de recharge

Oui, 100 %

Usage professionnel

Entretien du véhicule

Oui, 100 %

Ligne distincte au contrat

Loyer LLD (véhicule utilitaire)

Oui

Catégorie N1

Taxes annuelles (ex-TVS) : l'électrique est exonéré

Depuis 2024, la TVS a disparu au profit de deux taxes annuelles : la taxe sur les émissions de CO2 et la taxe sur les émissions de polluants atmosphériques (l'ex-taxe sur l'ancienneté). Les véhicules 100 % électriques sont exonérés des deux, de façon automatique et sans limite de durée.

En LLD, cette exonération profite à l'entreprise qui affecte le véhicule à son activité. Attention en revanche : depuis le 1er janvier 2025, les hybrides rechargeables ne bénéficient plus d'aucune exonération et sont taxés selon leurs émissions réelles de CO2.

Le cadre officiel est détaillé sur service-public.fr.

L'avantage en nature en LLD : base de 30 % du coût global

Dès qu'un salarié utilise le véhicule à titre privé, vous devez évaluer un avantage en nature. En LLD, la base forfaitaire correspond à 30 % du coût global annuel (loyer + entretien + assurance), là où un achat retient un pourcentage de la valeur d'acquisition.

Sur cette base, un véhicule électrique bénéficie en 2026 d'un abattement de 70 %, plafonné à 4 641,60 € par an. L'électricité payée par l'employeur n'entre pas dans le calcul, et le véhicule doit respecter le score environnemental ; les hybrides rechargeables sont exclus de l'abattement.

Vous pouvez aussi opter pour l'évaluation au réel (abattement électrique de 50 %, plafond 2 026,30 €), mais elle se révèle en général moins favorable pour un VE. Dans la grande majorité des cas, le forfait à 30 % du coût global reste le plus avantageux.

LLD ou achat : quel arbitrage fiscal en 2026 ?

La LLD lisse la trésorerie et transfère le risque de revente au loueur, mais ne permet pas de récupérer la TVA sur le capital et intègre la marge du bailleur. L'achat (ou le crédit-bail avec option) offre le pilotage de l'amortissement et la récupération de TVA sur un utilitaire, au prix d'une immobilisation.

Pour un VE de flotte sous 30 000 €, les deux voies déduisent aujourd'hui l'essentiel du coût : l'arbitrage se joue surtout sur la trésorerie, la durée de détention et la gestion de la valeur résiduelle.

Critère

LLD

Achat

Déduction fiscale

Loyers déductibles (hors part amort. > 30 000 €)

Amortissement déductible (plafond 30 000 €)

TVA sur le capital

Non récupérable (voiture particulière)

Non récupérable (voiture particulière)

Trésorerie

Loyer lissé, pas d'apport

Immobilisation ou emprunt

Valeur résiduelle

Portée par le loueur

À la charge de l'entreprise

Taxes annuelles ex-TVS

Exonéré (100 % électrique)

Exonéré (100 % électrique)

Souplesse comptable

Charge simple à comptabiliser

Pilotage fin de l'amortissement

La recharge à domicile, le poste que le contrat de LLD ne règle pas

Quel que soit votre choix, LLD ou achat, un poste reste hors du contrat : la recharge à domicile des collaborateurs. Quand un salarié recharge chez lui un véhicule de la flotte, l'entreprise doit lui rembourser l'électricité, et ce remboursement doit être justifié pour rester exonéré de cotisations sociales.

C'est précisément ce que fait Voltaback : le suivi et le remboursement au coût réel de chaque recharge à domicile, conforme URSSAF (nous disposons d'un rescrit URSSAF et d'une précision certifiée par Bureau Veritas à moins de 2 %), sans aucun matériel à poser et sur n'importe quelle installation. Plus de 180 entreprises nous font confiance, dont plus de 15 % du CAC 40 (Equans, BNP Paribas, Lyreco, Sodexo).

Pour élargir le cadre fiscal, consultez notre pilier fiscalité de la voiture électrique en entreprise.

FAQ

Article rédigé par Aubin Aycaguer, Chief of Staff chez Voltaback. Voltaback aide plus de 180 entreprises à suivre et rembourser la recharge à domicile de leurs flottes électriques, au coût réel et conformément aux exigences de l'URSSAF, sans aucun matériel à installer.

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