Fiscalité de la voiture électrique en entreprise : le guide complet 2026

10 juin 2026

Voiture électrique de flotte d'entreprise en charge devant des bureaux, illustrant la fiscalité 2026

En 2026, la voiture électrique reste le véhicule le plus avantageux fiscalement pour une entreprise. Les points clés : un avantage en nature réduit grâce à un abattement de 70 % (plafonné à 4 641,60 € par an) au forfait, un plafond d'amortissement de 30 000 € (contre 9 900 € pour un thermique polluant), une exonération des taxes annuelles sur les véhicules (l'ex-TVS), et une TVA récupérable sur l'électricité de recharge.

Ce guide fait le tour de chaque dispositif et renvoie vers nos analyses détaillées. Il s'adresse aux DAF, aux responsables comp & ben et aux gestionnaires de flotte qui arbitrent leur politique automobile.

Vue d'ensemble : électrique contre thermique en 2026

Sur presque tous les leviers fiscaux, l'électrique garde une longueur d'avance en 2026. Le tableau ci-dessous récapitule les principaux dispositifs. Chaque ligne est détaillée dans les sections suivantes, avec un lien vers l'analyse complète.

Dispositif fiscal

Voiture électrique (< 20 g CO2)

Voiture thermique (> 160 g CO2)

Avantage en nature (forfait)

Abattement 70 %, plafond 4 641,60 €/an

Aucun abattement

Plafond d'amortissement déductible

30 000 €

9 900 €

Taxe annuelle sur les émissions de CO2

Exonérée

Due (barème au CO2)

Taxe annuelle sur l'ancienneté (polluants)

Exonérée

Due

TVA sur l'énergie de recharge

Récupérable à 100 %

Gazole : 80 %, essence : 80 %

Malus écologique à l'achat

Exonéré

Malus élevé selon CO2

Avantage en nature : l'abattement de 70 % au forfait

Quand un salarié utilise à titre privé un véhicule électrique de fonction, l'avantage en nature est calculé après un abattement de 70 % sur l'assiette, plafonné à 4 641,60 € par an en 2026. Autrement dit, seuls 30 % de l'avantage sont réintégrés, dans la limite de ce plafond.

La méthode au réel bénéficie d'un abattement de 50 %, plafonné à 2 026,30 €. Deux conditions à retenir : le véhicule doit respecter le score environnemental exigé, et les hybrides rechargeables sont exclus de l'abattement.

Bon à savoir pour la paie : l'électricité fournie par l'employeur pour recharger n'entre pas dans le calcul de l'avantage en nature. On détaille les calculs, exemples de bulletins et pièges dans notre article avantage en nature.

Amortissement : un plafond de 30 000 € pour l'électrique

L'amortissement déductible d'un véhicule de tourisme est plafonné selon ses émissions de CO2. En 2026, le plafond est de 30 000 € pour un véhicule électrique (moins de 20 g), 20 300 € pour un hybride rechargeable (20 à 49 g), 18 300 € pour la tranche 50 à 160 g, et seulement 9 900 € au-delà de 160 g.

Concrètement, sur un véhicule à 40 000 €, l'entreprise déduit bien davantage en électrique qu'en thermique, et la fraction au-dessus du plafond reste une charge non déductible. Pour les calculs annuels, la LLD et l'articulation avec la TVS, voir notre guide amortissement.

Location longue durée (LLD) : la déductibilité des loyers

En LLD, l'entreprise ne porte pas le véhicule à l'actif mais déduit ses loyers. La quote-part correspondant à l'amortissement pratiqué par le loueur reste soumise aux mêmes plafonds (30 000 € en électrique), donc la fraction de loyer au-delà du plafond est réintégrée.

L'avantage de la LLD est ailleurs : lissage de trésorerie, budget prévisible, et report de la valeur résiduelle sur le loueur. Pour arbitrer achat contre LLD sur un véhicule électrique, lisez notre analyse dédiée à la fiscalité en LLD.

Taxes annuelles sur les véhicules (l'ex-TVS) : l'électrique exonéré

Ce qu'on appelait la TVS se compose désormais de deux taxes annuelles : une taxe sur les émissions de CO2 et une taxe sur l'ancienneté (les polluants atmosphériques). Les véhicules 100 % électriques sont exonérés des deux, ce qui représente plusieurs centaines d'euros économisés par véhicule et par an selon les modèles.

Attention, l'exonération ne vaut que pour l'électrique pur : les hybrides restent partiellement taxés. Le détail des barèmes, du calcul au trimestre et des cas d'exonération est dans notre article TVS et taxes.

Verdissement de flotte : l'obligation LOM et la taxe incitative

Depuis le 1er mars 2025, l'ancien quota de renouvellement de la loi LOM (qui portait sur les seuls véhicules renouvelés) est remplacé, pour les flottes privées de plus de 100 véhicules, par une taxe annuelle incitative assise sur l'ensemble du parc. Pour 2026, le taux cible national de véhicules à très faibles émissions est fixé à 18 %, et chaque véhicule manquant sous ce seuil est taxé 4 000 € (source : Légifrance, articles L421-132 et suivants).

Cette bascule change la logique : ce n'est plus une contrainte sur les achats de l'année, c'est un objectif de composition globale de la flotte. On explique le calcul, la trajectoire jusqu'en 2030 et les stratégies d'optimisation dans notre guide verdissement flotte.

Récupération de la TVA sur l'électricité de recharge

C'est un avantage souvent oublié : la TVA sur l'électricité consommée pour recharger un véhicule électrique professionnel est récupérable à 100 %, là où la TVA sur l'essence et le gazole reste plafonnée à 80 %. Sur une flotte qui parcourt beaucoup de kilomètres, l'écart n'est pas négligeable.

Encore faut-il, pour récupérer la TVA sur la recharge à domicile d'un collaborateur, disposer de justificatifs qui isolent l'énergie réellement consommée par le véhicule et son coût réel. C'est précisément là que se joue le dernier poste, celui que la fiscalité classique ne traite pas.

Le poste oublié : la recharge à domicile

Une fois la fiscalité optimisée (avantage en nature, amortissement, taxes, TVA), il reste une question que personne ne pose au moment de commander les véhicules : comment suivre et rembourser proprement la recharge que vos collaborateurs font chez eux ? C'est souvent le premier poste de recharge d'une flotte, et le plus difficile à documenter au coût réel.

Voltaback fait exactement cela, en logiciel, sans aucun matériel à installer : suivi automatique de chaque recharge à domicile, remboursement au centime, et justificatifs conformes URSSAF générés chaque mois. La méthode est validée par un rescrit URSSAF et la précision du calcul est certifiée par Bureau Veritas (écart inférieur à 2 %).

Plus de 180 entreprises l'utilisent, dont plus de 15 % du CAC 40 (Equans, BNP Paribas, Lyreco, Sodexo). Pour comprendre le cadre du remboursement, voir notre article remboursement conforme URSSAF.

FAQ

Article rédigé par Aubin Aycaguer, Chief of Staff chez Voltaback. Voltaback est la plateforme logicielle qui suit et rembourse la recharge à domicile des flottes électriques, au coût réel et conforme URSSAF, sans installer de matériel.

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