Amortissement véhicule électrique 2026 : plafonds et règles fiscales
Plafonds d'amortissement 2026 par tranche de CO2 (30 000 € en électrique), calcul de l'AND pas à pas, batterie hors plafond, hybrides, LLD, TVA de la recharge et revente.
Aubin Aycaguer, Chief of Staff, Voltaback12 oct. 2026
Mis à jour le 12 octobre 2026. En 2026, une voiture de tourisme électrique (moins de 20 g de CO2/km en WLTP) n'est amortissable fiscalement que dans la limite de 30 000 € TTC. Le plafond tombe à 20 300 € de 20 à 49 g, 18 300 € de 50 à 160 g et 9 900 € au-delà. La part du prix au-dessus du plafond est réintégrée chaque année au résultat fiscal, et une batterie facturée à part sort du plafond (sources : article 39, 4 du CGI, BOI-BIC-AMT-20-40-50).
En bref : plafonds d'amortissement 2026 par tranche de CO2
Motorisation (émissions CO2 WLTP) | Plafond d'amortissement 2026 | Écart avec l'électrique |
|---|---|---|
Électrique (moins de 20 g/km) | 30 000 € | référence |
Hybride rechargeable (20 à 49 g/km) | 20 300 € | - 9 700 € |
Thermique ou hybride (50 à 160 g/km) | 18 300 € | - 11 700 € |
Plus de 160 g/km | 9 900 € | - 20 100 € |
Utilitaire (catégorie N1), hors utilitaires assimilés à des véhicules de tourisme | Pas de plafond | déduction intégrale |
Montants TTC, véhicules de tourisme. Sources : article 39, 4 du CGI et BOI-BIC-AMT-20-40-50, barème en vigueur au 12/10/2026. Le barème WLTP s'applique aux véhicules immatriculés depuis mars 2020. Seuls les véhicules de tourisme sont plafonnés ; les utilitaires (catégorie N1) ne le sont pas, sauf ceux que la loi assimile fiscalement à des véhicules de tourisme (par exemple certains pick-up de 5 places) : vérifiez la catégorie fiscale avec votre expert-comptable.
La fraction du prix au-dessus du plafond est réintégrée chaque année via le tableau 2058-A (par exemple au taux linéaire de 20 % sur 5 ans). Bonne nouvelle souvent ignorée : la batterie facturée séparément s'amortit hors plafond. Cet article s'adresse aux DAF, comptables, gestionnaires de flotte et dirigeants qui veulent déduire le maximum sans risque de redressement. Une fois le véhicule amorti, reste le poste énergie : Voltaback rembourse la recharge à domicile au coût réel du contrat de chaque collaborateur, avec un justificatif mensuel par véhicule.

Exemple chiffré. Une entreprise achète un véhicule électrique de tourisme 42 000 € TTC, amorti en linéaire sur 5 ans (20 % par an).
L'annuité comptable est de 42 000 × 20 % = 8 400 €, mais seule la part de 30 000 × 20 % = 6 000 € est déductible. La différence, soit (42 000 − 30 000) × 20 % = 2 400 € par an, est réintégrée au résultat fiscal sur le tableau 2058-A, soit 12 000 € au total sur 5 ans.

Quels sont les plafonds d'amortissement 2026 par motorisation ?
Le plafond de déductibilité 2026 dépend uniquement des émissions de CO2 (cycle WLTP) du véhicule de tourisme (catégorie M1). Pour un électrique (moins de 20 g), la base amortissable déductible est de 30 000 € ; pour un hybride rechargeable (20 à 49 g), elle tombe à 20 300 €.
Un thermique ou hybride classique de 50 à 160 g est plafonné à 18 300 €, et au delà de 160 g à seulement 9 900 €. Ces montants s'entendent TTC (la TVA sur l'achat d'un véhicule de tourisme n'étant pas récupérable).
Le prix payé au dessus du plafond n'est pas perdu comptablement, mais il n'ouvre aucune déduction fiscale. C'est précisément ce qui rend l'électrique attractif.
11 700 € : c'est la base amortissable déductible en plus pour un véhicule électrique face à un thermique de 50 à 160 g (30 000 € contre 18 300 €). Source : article 39, 4 du CGI, barème en vigueur au 12 octobre 2026.
Attention à la norme de mesure : le barème WLTP vise les véhicules immatriculés depuis mars 2020, le barème NEDC ceux immatriculés avant. Les seuils de CO2 diffèrent légèrement d'un barème à l'autre, mais les quatre plafonds (30 000, 20 300, 18 300 et 9 900 €) sont identiques.
Plafond 2026 | Barème WLTP (immat. depuis mars 2020) | Barème NEDC (immat. avant mars 2020) |
|---|---|---|
30 000 € | moins de 20 g/km | moins de 20 g/km |
20 300 € | 20 à 49 g/km | 20 à 59 g/km |
18 300 € | 50 à 160 g/km | 60 à 130 g/km |
9 900 € | plus de 160 g/km | plus de 130 g/km |
Voir le pilier fiscalité entreprise pour le tableau complet des avantages, et le détail réglementaire dans BOI-BIC-AMT-20-40-50.
Comment calculer la réintégration fiscale (AND) pas à pas ?
La réintégration correspond à l'amortissement non déductible (AND) : la part d'annuité qui porte sur la fraction du prix dépassant le plafond. Le calcul tient en une formule : (prix TTC − plafond) × taux d'amortissement, appliquée au prorata temporis la première et la dernière année.
Prenons un VE acheté 45 000 € TTC le 1er janvier, amorti en linéaire à 20 % sur 5 ans. L'annuité comptable est de 45 000 × 20 % = 9 000 €.
L'annuité fiscalement déductible est plafonnée à 30 000 × 20 % = 6 000 €. La différence, soit 3 000 € par an, constitue l'AND à réintégrer extra comptablement sur le tableau 2058-A.
Sur 5 ans, l'entreprise réintègre au total (45 000 − 30 000) = 15 000 €, soit 250 € par mois de charge non déductible. Si le véhicule était mis en service le 1er juillet, la première annuité serait calculée sur 6 mois (prorata), l'amortissement se poursuivant sur un exercice supplémentaire.
Année | Annuité comptable (9 000 €) | Annuité déductible (6 000 €) | AND réintégré |
|---|---|---|---|
An 1 | 9 000 € | 6 000 € | 3 000 € |
An 2 | 9 000 € | 6 000 € | 3 000 € |
An 3 | 9 000 € | 6 000 € | 3 000 € |
An 4 | 9 000 € | 6 000 € | 3 000 € |
An 5 | 9 000 € | 6 000 € | 3 000 € |
Total | 45 000 € | 30 000 € | 15 000 € |
Peut-on amortir la batterie séparément, hors plafond ?
Oui, et c'est le levier le plus rentable du dossier. Lorsque la batterie fait l'objet d'une facturation distincte (ligne séparée sur la facture d'achat, ou contrat de location de batterie), l'administration la considère comme une immobilisation à part entière (Source : BOI-BIC-AMT-20-40-50).
Elle échappe alors totalement au plafond de 30 000 € et s'amortit intégralement, sur sa propre durée d'utilisation, à justifier par l'entreprise (garantie du constructeur, usage prévu) et à fixer avec votre expert-comptable. Reprenons le VE à 45 000 €, dont 12 000 € de batterie facturés séparément.
Le véhicule « nu » vaut 33 000 € : l'AND ne porte plus que sur 33 000 − 30 000 = 3 000 € au total, contre 15 000 € sans séparation. Les 12 000 € de batterie deviennent 100 % déductibles.
Résultat : environ 12 000 € de base déductible récupérée, soit près de 3 000 € d'IS économisé (à 25 %). La condition est simple mais impérative : exiger une facturation détaillée au moment de l'achat ou du contrat.
Sans mention séparée sur la facture, aucun retraitement n'est possible a posteriori.
Quelle différence entre amortissement comptable et fiscal ?
La distinction est la source d'erreur la plus fréquente. L'amortissement comptable enregistre la dépréciation économique réelle du véhicule dans les comptes : il porte sur 100 % du prix, quel que soit le plafond.
Dans notre exemple, ce sont bien 9 000 € qui sont comptabilisés chaque année en charge (compte 6811). L'amortissement fiscal, lui, ne reconnaît la déduction que dans la limite du plafond, soit 6 000 €.
L'écart de 3 000 € n'est pas supprimé des comptes : il est réintégré extra comptablement au résultat fiscal, sur le tableau 2058-A, ligne des amortissements excédentaires. Autrement dit, vous passez bien la charge en comptabilité, mais vous rajoutez la fraction non déductible au bénéfice imposable.
Cette gymnastique n'a aucun impact sur le résultat comptable (donc sur les capitaux propres affichés), seulement sur l'assiette de l'impôt sur les sociétés. Ne bloquez jamais l'amortissement comptable au niveau du plafond : vos comptes ne refléteraient plus la dépréciation réelle du véhicule, et la valeur nette comptable servant au calcul de la plus-value de revente serait fausse.
Comment fonctionne le plafonnement en LLD (location longue durée) ?
En LLD ou crédit-bail, l'entreprise n'inscrit pas le véhicule à son actif : elle déduit des loyers. Le plafond ne disparaît pas pour autant, il est simplement transféré.
Le loueur communique chaque année la part d'amortissement incluse dans le loyer, et c'est cette fraction qui est plafonnée selon le barème CO2 (30 000 € pour un électrique). La quote part de loyer correspondant à l'amortissement de la valeur excédant le plafond doit être réintégrée par le locataire, exactement comme pour un achat.
Les autres composantes du loyer (entretien, assurance, financement, services) restent, elles, intégralement déductibles. En pratique, le loueur fournit une attestation annuelle de réintégration : c'est le document à réclamer systématiquement pour sécuriser la liasse.

Beaucoup d'entreprises l'oublient et déduisent 100 % du loyer par défaut, ce qui constitue un risque en cas de contrôle. Pour le détail des contrats et de leur traitement, voir notre guide fiscalité en LLD.
La TVA sur l'électricité de recharge est-elle récupérable ?
Oui, quand la facture est au nom de l'entreprise : la TVA sur l'électricité consommée pour recharger un véhicule d'entreprise est alors récupérable à 100 %, qu'il s'agisse d'un véhicule de tourisme ou d'un utilitaire. C'est un avantage du 100 % électrique face au thermique.
À titre de comparaison, la TVA sur l'essence et le gazole n'est déductible qu'à 80 % pour les véhicules de tourisme. Sur le carburant, une flotte thermique laisse donc mécaniquement filer 20 % de TVA.
La condition est celle du droit commun : une facture au nom de l'entreprise. La déduction s'applique donc sans difficulté à la recharge sur le site de l'entreprise et à la recharge publique payée avec une carte au nom de la société.
À domicile, c'est différent. L'électricité est facturée au nom du salarié, sur son contrat. L'entreprise lui rembourse un montant, mais elle ne détient pas de facture à son nom : cette TVA n'est en principe pas récupérable. L'enjeu à domicile n'est donc pas la TVA, mais la justesse du remboursement : rembourser le bon nombre de kWh, au vrai prix du contrat du salarié, avec un justificatif qui tient face à l'URSSAF. Les règles sont détaillées dans notre guide du remboursement des frais de recharge conforme URSSAF.
Quel est l'impact fiscal de la cession du véhicule ?
À la revente, l'entreprise dégage une plus-value ou une moins-value égale au prix de cession moins la valeur nette comptable (prix d'achat moins tous les amortissements comptables pratiqués). Le traitement en plus-value à court ou long terme suit les règles de droit commun : anticipez la revente avec votre comptable.
Point clé, souvent mal compris : la fraction d'amortissement que vous avez réintégrée chaque année (l'AND) n'est pas récupérée à la revente. L'administration la retient comme un amortissement pratiqué pour calculer la plus-value ou la moins-value (BOI-BIC-AMT-20-40-50, §140). Autrement dit, la part du prix au-dessus du plafond est une charge définitivement non déductible.
Reprenons le VE acheté 45 000 € et entièrement amorti en 5 ans. Sa valeur nette comptable est nulle. S'il est revendu 15 000 €, la plus-value est de 15 000 €, et les 15 000 € réintégrés au fil des ans ne viennent pas la réduire. La revente mérite donc d'être anticipée avec le comptable. La batterie amortie séparément suit le même raisonnement, sur sa propre valeur nette comptable.
Ce que l'amortissement change vraiment pour le TCO
L'amortissement ne se lit jamais seul : il pèse dans le coût total de possession (TCO) aux côtés de l'énergie, de l'entretien, de l'assurance et de la fiscalité de l'usage. L'électrique cumule ici les atouts : base déductible supérieure (30 000 € contre 18 300 €), batterie hors plafond, TVA de la recharge au bureau récupérable à 100 %, exonération de malus et avantage en nature plus léger.
Mais le poste qui fait vraiment décrocher le TCO d'une flotte, c'est l'énergie : la recharge à domicile revient souvent 2 à 3 fois moins cher que l'itinérance publique. Encore faut il rembourser ces kWh au collaborateur proprement, au coût réel et sans redressement.
C'est le rôle de Voltaback : une solution 100 % logicielle qui relève chaque recharge à domicile et applique le tarif réel du contrat du collaborateur, pertes de charge incluses, avec un justificatif mensuel par véhicule. La mesure a été auditée par Bureau Veritas (erreur relative de 1,22 %) et la méthode a fait l'objet d'un rescrit URSSAF. Aucun matériel à poser : 2 minutes de configuration par collaborateur. Plus de 200 entreprises l'utilisent, dont Equans, BNP Paribas, Lyreco et Sodexo.

Une fois l'amortissement optimisé côté DAF, le remboursement de la recharge domicile est le dernier gisement d'économie de la flotte.
Votre flotte passe à l'électrique ? Le poste qui reste à cadrer, c'est la recharge à domicile. Comparez en deux minutes ce que coûtent une borne connectée, un câble connecté et un remboursement 100 % logiciel pour votre nombre de véhicules : chiffrer mon économie.
Les erreurs fréquentes et les points de contrôle
La plupart des redressements et des déductions perdues viennent de quelques oublis récurrents. Voici la checklist à passer en revue avant la clôture 2026 :
- Bloquer l'amortissement comptable au plafond : erreur classique. On amortit 100 % du prix en comptabilité, on réintègre seulement la part excédentaire en fiscal.
- Oublier la réintégration sur le 2058-A : la fraction excédentaire déduite par défaut est le premier point vérifié en contrôle.
- Ne pas exiger la facturation séparée de la batterie : sans ligne dédiée sur la facture, l'amortissement hors plafond est perdu, sans rattrapage possible.
- Négliger le prorata temporis la première année (et l'exercice supplémentaire en fin de plan).
- Déduire 100 % du loyer de LLD sans réclamer l'attestation de réintégration du loueur.
- Appliquer le plafond à un utilitaire (N1) : les VU sont amortissables intégralement, sans plafonnement, sauf ceux assimilés fiscalement à des véhicules de tourisme (certains pick-up de 5 places, par exemple).
- Croire que l'AND se récupère à la revente : la fraction réintégrée reste définitivement non déductible et compte comme un amortissement pratiqué dans le calcul de la plus-value.
Que retenir selon votre rôle dans l'entreprise ?
L'amortissement ne se pilote pas de la même façon selon la casquette. Voici l'essentiel, poste par poste, pour transformer la règle fiscale en décision concrète.
Votre rôle | Ce qui compte pour vous | L'action prioritaire |
|---|---|---|
DAF / comptable | Réintégration AND exacte, VNC, cohérence 2058-A | Sécuriser le tableau des amortissements et la facturation batterie séparée |
Gestionnaire de flotte | Arbitrage électrique vs thermique, TVA recharge, TCO | Privilégier les VE moins de 20 g et tracer les kWh de recharge domicile |
Dirigeant | Économie d'impôt globale et anticipation de la revente | Valider la stratégie électrification et remboursement recharge domicile |
Hybride ou hybride rechargeable : quel plafond d'amortissement en 2026 ?
Le plafond d'un hybride dépend uniquement de ses émissions de CO2 homologuées, pas de sa technologie. Un hybride rechargeable qui émet de 20 à 49 g de CO2/km en WLTP bénéficie d'un plafond de 20 300 €. S'il dépasse 50 g, il retombe à 18 300 €, comme un thermique.
Un hybride non rechargeable émet presque toujours plus de 50 g : son plafond est de 18 300 €, ou de 9 900 € au-delà de 160 g (article 39, 4 du CGI). Le taux à lire est celui de la carte grise (rubrique V7).
Exemple chiffré : un hybride rechargeable à 38 g/km, acheté 48 000 € TTC et amorti sur 5 ans.
Calcul | Montant |
|---|---|
Annuité comptable (48 000 × 20 %) | 9 600 € |
Annuité déductible (20 300 × 20 %) | 4 060 € |
AND réintégrée chaque année | 5 540 € |
AND totale sur 5 ans | 27 700 € |
Le même budget en électrique sous 20 g ne réintègre que 18 000 € sur 5 ans (48 000 − 30 000). L'hybride rechargeable perd aussi sur les taxes annuelles et n'a pas droit à l'abattement d'avantage en nature : voir notre article sur la TVS et le véhicule électrique.
Sur quelle durée amortir un véhicule électrique et sa borne de recharge ?
Un véhicule s'amortit sur sa durée d'utilisation prévue dans l'entreprise, que celle-ci doit pouvoir justifier. Les exemples de cet article retiennent un linéaire sur 5 ans (20 % par an), une hypothèse courante à valider avec votre expert-comptable. Le plafond ne change pas la durée : il limite seulement la base déductible.
La batterie facturée à part suit sa propre durée d'utilisation, elle aussi à justifier.
La borne de recharge installée sur le site de l'entreprise n'est pas un véhicule de tourisme : le plafond de l'article 39, 4 ne la concerne pas. Elle s'amortit comme une installation technique, sur sa durée d'utilisation.
Avant d'investir, vérifiez le juste besoin. Une installation électrique adaptée reste toujours nécessaire, environ 540 € par véhicule selon notre simulateur d'aide au choix de l'installation. Une borne connectée à environ 2 200 € ne l'est pas quand le suivi des kWh est assuré par un logiciel.
Existe-t-il un suramortissement pour les véhicules électriques ?
Non pour les voitures de tourisme. Le suramortissement de l'article 39 decies A du CGI, prolongé jusqu'au 31 décembre 2030 par la loi Climat et résilience du 22 août 2021, vise les véhicules lourds, d'un poids total autorisé en charge d'au moins 2,6 tonnes, qui roulent à une énergie alternative. Une voiture électrique de société n'y a pas droit.
Pour elle, l'avantage fiscal à l'achat passe par deux leviers déjà vus : le plafond de 30 000 €, le plus élevé du barème, et la batterie hors plafond.
Montrez-nous votre flotte, on vous montre le justificatif. En 30 minutes, nous chiffrons sur vos véhicules le remboursement de la recharge à domicile au coût réel et le justificatif mensuel que reçoit votre comptabilité. Demander une démo ou comparer les solutions de recharge à domicile.
Questions fréquentes sur l'amortissement d'un véhicule électrique
Le plafond d'amortissement d'une voiture de tourisme électrique est de 30 000 € TTC en 2026, pour les modèles émettant moins de 20 g de CO2/km en WLTP (article 39, 4 du CGI). C'est le plafond le plus favorable du barème, contre 18 300 € pour un thermique de 50 à 160 g. La part du prix au-dessus de 30 000 € est réintégrée au résultat fiscal. Les autres avantages fiscaux sont résumés dans le guide de la fiscalité de la voiture électrique en entreprise.
Les plafonds 2026 sont de 30 000 € sous 20 g de CO2/km, 20 300 € de 20 à 49 g, 18 300 € de 50 à 160 g et 9 900 € au-delà de 160 g, en norme WLTP (BOI-BIC-AMT-20-40-50). Ils s'appliquent au prix TTC des voitures de tourisme. Les utilitaires de catégorie N1 ne sont pas plafonnés, sauf ceux que la loi assimile à des véhicules de tourisme (certains pick-up de 5 places, par exemple). Ces plafonds n'ont pas changé avec les lois de finances 2025 et 2026 ; la TVS du véhicule électrique complète le tableau fiscal.
L'amortissement non déductible se calcule ainsi : (prix TTC moins plafond) × taux d'amortissement, au prorata temporis la 1re année (article 39, 4 du CGI). Pour un véhicule électrique à 45 000 € amorti sur 5 ans, (45 000 - 30 000) × 20 % donne 3 000 € à réintégrer chaque année sur le tableau 2058-A, soit 15 000 € au total. Le prix d'achat sert aussi de base à l'avantage en nature du véhicule électrique.
L'amortissement comptable porte sur 100 % du prix du véhicule, l'amortissement fiscal seulement sur la part sous le plafond. La charge comptable reste entière (compte 6811) et l'écart est réintégré extra-comptablement sur le tableau 2058-A (BOI-BIC-AMT-20-40-50). Le résultat comptable ne change pas, seule l'assiette de l'impôt sur les sociétés augmente. Le guide de la fiscalité de la voiture électrique replace ce mécanisme parmi les autres règles.
Oui, une batterie facturée séparément, ou louée, est exclue de la base plafonnée et s'amortit à 100 % (BOI-BIC-AMT-20-40-50, §35). La condition est une ligne distincte sur la facture ou un contrat de location de batterie. Sans cette mention, aucun retraitement n'est possible après coup : exigez une facture détaillée au moment de la commande, y compris en LLD.
Un hybride rechargeable émettant de 20 à 49 g de CO2/km en WLTP a un plafond d'amortissement de 20 300 € en 2026 (article 39, 4 du CGI). Au-delà de 50 g, il retombe à 18 300 €, comme un thermique. Le taux d'émission à retenir figure en rubrique V7 de la carte grise. Il n'a pas non plus droit à l'abattement sur l'avantage en nature réservé aux véhicules électriques.
Oui, en location longue durée le plafond s'applique à la part d'amortissement comprise dans le loyer : le locataire réintègre la fraction qui correspond à la valeur au-dessus du plafond (BOI-BIC-AMT-20-40-50, §280). Le loueur communique chaque année le montant à réintégrer. Le reste du loyer (entretien, assurance, services) reste déductible. Le détail est dans notre guide de la fiscalité de la voiture électrique en LLD.
La TVA sur l'électricité de recharge est récupérable à 100 % quand la facture est au nom de l'entreprise (recharge au bureau, carte de recharge d'entreprise), voiture de tourisme comprise, contre 80 % pour l'essence et le gazole (article 298, 4 du CGI). À domicile, l'électricité est facturée au salarié : l'entreprise lui rembourse un montant mais ne récupère en principe pas la TVA. Pour rembourser juste, voir le remboursement de la recharge à domicile au coût réel.
L'amortissement non déductible n'est pas récupéré à la revente : il est retenu comme un amortissement pratiqué dans le calcul de la plus-value ou de la moins-value (BOI-BIC-AMT-20-40-50, §140). La plus-value se calcule sur la valeur nette comptable, qui intègre tous les amortissements comptables. La part du prix au-dessus du plafond est donc une charge définitivement non déductible. Le guide de la fiscalité de la voiture électrique détaille les autres effets fiscaux.
Un véhicule électrique de société s'amortit sur sa durée d'utilisation prévue dans l'entreprise, que celle-ci doit pouvoir justifier ; le plafond de 30 000 € limite la base déductible, pas la durée (BOI-BIC-AMT-20-40-50). Les exemples de cet article retiennent un linéaire sur 5 ans (20 % par an), une hypothèse à valider avec votre expert-comptable. La batterie facturée à part suit sa propre durée. Pour le coût complet côté paie, le simulateur de l'avantage en nature au réel complète le calcul.
Sources
Sources consultées le 12 octobre 2026 :
- Article 39, 4 du CGI (Légifrance) : plafonds d'amortissement des véhicules de tourisme selon le CO2.
- BOI-BIC-AMT-20-40-50 (BOFiP) : barèmes WLTP et NEDC, prix TTC, batterie (§35), cession (§140), location (§280).
Article rédigé par Aubin Aycaguer, Chief of Staff chez Voltaback. Voltaback aide plus de 200 entreprises à suivre et rembourser au coût réel la recharge à domicile de leurs véhicules électriques, avec une solution 100 % logicielle.
Cet article a une visée informative et ne remplace pas l'avis de votre expert comptable.
Articles recommandés
Entreprise
Câble de recharge connecté : les meilleurs modèles 2026 et quand s'en passer
Comparatif 2026 des câbles de recharge connectés (NRGkick, Juice Booster, go-e, CTEK) : puissance réelle à domicile, compteur MID, prix relevés, et l'alternative logicielle pour rembourser la recharge.
Entreprise
Rembourser les frais de recharge à domicile : ce que l'URSSAF accepte en 2026
Forfait, kWh mesurés ou coût réel : les 4 façons de rembourser la recharge à domicile d'un véhicule de fonction, le risque de redressement chiffré et les justificatifs URSSAF.
Entreprise
Avantage en nature d'un véhicule électrique en 2026 : barème, plafond et calculs
Avantage en nature d'un véhicule électrique en 2026 : abattement de 70 % plafonné à 4 641,60 €, 3 calculs pas à pas, éco-score, borne et échéance 2027.