Géolocalisation d'un véhicule professionnel : ce que la loi autorise en 2026
Ce que la géolocalisation d'un véhicule professionnel peut servir à faire en 2026, ce qui est interdit, ce que l'employeur doit faire avant d'installer un traceur, le cas du véhicule de fonction, et comment suivre kilométrage et coûts sans traceur GPS.
Aubin Aycaguer, Chief of Staff, Voltaback6 oct. 2026

La géolocalisation d'un véhicule professionnel est légale uniquement pour des finalités précises (sécurité, facturation d'une prestation, organisation des interventions), jamais en dehors du temps de travail, et en principe sans conserver les données plus de deux mois.
En mai 2025, la CNIL a annoncé 10 sanctions simplifiées pour 104 000 € d'amendes, dont six liées à la surveillance des salariés, géolocalisation des véhicules comprise.
La plupart des flottes n'ont pourtant pas besoin de savoir où roulent leurs véhicules. Elles ont besoin de savoir combien ils roulent, combien ils coûtent et comment déclarer l'avantage en nature.
C'est le principe de la télématique sans boîtier de Voltaback : kilométrage, consommation et alertes remontent du véhicule connecté, et l'entreprise ne reçoit jamais la géolocalisation de ses conducteurs.
Ce guide sépare quatre sujets souvent mélangés : à quoi la géolocalisation peut servir, ce qui est interdit, ce que l'employeur doit faire avant d'installer un traceur, et le cas du véhicule de fonction utilisé aussi le soir et le week-end.
L'essentiel en 30 secondes (règles CNIL vérifiées le 12 octobre 2026)
- À quoi elle peut servir : sécurité et vol, facturation d'une prestation de transport, envoi du technicien le plus proche, obligation légale, contrôle des règles d'utilisation du véhicule, et le temps de travail seulement en dernier recours.
- Ce qui est interdit : contrôler la vitesse, suivre un salarié en permanence, géolocaliser un salarié libre d'organiser ses déplacements, suivre un représentant du personnel pendant son mandat, collecter la position hors temps de travail.
- Ce que l'employeur doit faire avant : documenter la finalité au registre, vérifier si une analyse d'impact est nécessaire, informer ou consulter les représentants du personnel (CSE dès 50 salariés), informer chaque salarié.
- Véhicule de fonction à usage mixte : le salarié doit pouvoir désactiver la localisation hors temps de travail ; pour repérer un abus, les kilomètres parcourus suffisent.
Sources : CNIL, géolocalisation des véhicules des salariés ; CNIL, sanctions 2025.
Un employeur a-t-il le droit de géolocaliser un véhicule professionnel ?
Oui, mais sous conditions. La géolocalisation est un dispositif de contrôle de l'activité des salariés. Trois articles du code du travail l'encadrent, et la CNIL en précise l'application :
- Justification et proportionnalité (article L1121-1 du code du travail) : un objectif légitime, et aucun moyen moins intrusif pour l'atteindre.
- Information du salarié (article L1222-4 du code du travail) : aucune information concernant personnellement un salarié ne peut être collectée par un dispositif qui n'a pas été porté préalablement à sa connaissance.
- Consultation du CSE (article L2312-38 du code du travail) : dès 50 salariés, le CSE est informé et consulté avant la décision de mise en œuvre.
Les sections suivantes déroulent ces règles dans l'ordre où un responsable de flotte se pose les questions : à quoi ça peut servir, ce qui est interdit, ce qu'il faut faire avant, puis le cas du véhicule de fonction.
Source : CNIL, contrôle de l'activité des personnes employées.
À quoi peut servir la géolocalisation d'un véhicule professionnel ?
La CNIL liste six objectifs pour lesquels un dispositif de géolocalisation peut être installé dans un véhicule utilisé par un salarié :
- Suivre, justifier et facturer une prestation : transport de personnes, de marchandises ou de services.
- Assurer la sécurité du salarié, des marchandises ou du véhicule : retrouver un véhicule volé, avec un dispositif inerte activé à distance après le signalement du vol.
- Mieux allouer les moyens pour des interventions dispersées : envoyer le technicien le plus proche d'une panne.
- Suivre le temps de travail, à titre accessoire : seulement si aucun autre moyen ne le permet.
- Respecter une obligation légale : obligation liée au type de transport ou aux biens transportés.
- Contrôler le respect des règles d'utilisation du véhicule : vérifier qu'un véhicule n'est pas utilisé pendant une période interdite.
Point clé : un outil installé pour un objectif ne doit pas en poursuivre un autre de façon cachée. Un traceur posé pour optimiser des tournées ne peut pas servir, en douce, à contrôler la vitesse des conducteurs.
Sources : CNIL, géolocalisation des véhicules des salariés ; CNIL, contrôle de l'activité des personnes employées.
Qu'est-ce qui est interdit avec la géolocalisation des salariés ?
Un dispositif de géolocalisation installé dans un véhicule mis à disposition d'un salarié ne peut pas être utilisé :
- pour contrôler le respect des limitations de vitesse (pour améliorer la conduite sans géolocaliser, un score d'éco-conduite suffit) ;
- pour contrôler un salarié en permanence ;
- dans le véhicule d'un salarié qui dispose d'une liberté dans l'organisation de ses déplacements (VRP, visiteurs médicaux, la plupart des commerciaux terrain) ;
- pour suivre les représentants du personnel dans le cadre de leur mandat ;
- pour collecter la localisation en dehors du temps de travail (trajet domicile-travail, pauses, week-end) ;
- pour calculer le temps de travail alors qu'un autre dispositif existe déjà (badgeuse, déclaratif).
La CNIL l'a rappelé en 2025 : le suivi du temps de travail, l'attribution de contraventions aux conducteurs ou la lutte contre le vol ne justifient pas une collecte en continu. Contre le vol, le dispositif devrait se limiter à la dernière position connue du véhicule.
Sources : CNIL, géolocalisation des véhicules des salariés ; CNIL, sanctions 2025.
Ce que vous voulez savoir, et le moyen le moins intrusif pour y arriver
C'est le test de proportionnalité appliqué aux questions qu'un responsable de flotte se pose vraiment.
Ce que vous voulez savoir | Géolocalisation nécessaire ? | Moyen moins intrusif |
|---|---|---|
Kilométrage par véhicule | Non | Relevé du compteur, remonté automatiquement par le véhicule connecté |
Usage anormal (week-end, congés) | Non | Kilomètres parcourus sur la période interdite (suffisants selon la CNIL) |
Coût d'énergie et kWh rechargés | Non | Mesure des recharges par véhicule |
Avantage en nature au réel | Pas côté employeur | Kilomètres pro et perso totalisés, trajets gardés par le salarié |
Retrouver un véhicule volé | Oui, ponctuellement | Dernière position connue ou dispositif activé après signalement |
Excès de vitesse | Interdit | Avis de contravention et désignation du conducteur |
Temps de travail | En dernier recours | Badgeuse, déclaratif, planning |
Envoyer le technicien le plus proche | Oui, pendant le service | Aucun équivalent, finalité admise |
Le constat est net : pour la majorité des flottes de véhicules de fonction, la donnée utile est le kilométrage, pas la position. Les indicateurs à suivre et les seuils d'alerte sont détaillés dans notre guide du suivi kilométrique de flotte.
C'est l'approche retenue par Voltaback : sa télématique sans boîtier remonte le kilométrage et la consommation directement depuis le véhicule connecté vers l'outil de gestion de flotte et l'application conducteur, et l'entreprise ne reçoit jamais de géolocalisation.
Tip : avant tout projet de traceur, écrivez la liste des décisions que vous prendrez avec les données. Si aucune ne demande la position exacte du véhicule, vous n'avez pas besoin de géolocaliser.
Que doit faire l'employeur avant d'installer un traceur GPS ?
Ces étapes ne disent pas à quoi sert la géolocalisation : ce sont les formalités à accomplir avant la mise en service, quelle que soit la finalité retenue. Les voici dans l'ordre.
1. Documenter la finalité et l'inscrire au registre
Écrivez l'objectif, montrez qu'aucun moyen moins intrusif ne l'atteint, et fixez les plages horaires où le dispositif est actif. Inscrivez le traitement au registre des activités de traitement et associez votre DPO s'il existe.
Source : CNIL.
2. Vérifier si une analyse d'impact est nécessaire
La liste de la CNIL vise deux cas proches : les traitements qui ont pour finalité de surveiller de manière constante l'activité des employés, et les traitements de données de localisation à large échelle.
Une géolocalisation activée en continu sur toute une flotte entre très probablement dans l'un de ces cas. Pour un dispositif ponctuel (dernière position en cas de vol), documentez au moins votre analyse avec le DPO.
Source : CNIL, liste des traitements soumis à AIPD.
3. Informer ou consulter les représentants du personnel
Dans les entreprises d'au moins 50 salariés, le CSE est informé et consulté avant la décision de mettre en œuvre tout moyen de contrôle de l'activité (article L2312-38).
En dessous de ce seuil, la CNIL demande que les instances représentatives du personnel soient informées ou consultées avant toute décision d'installer le dispositif.
4. Informer chaque salarié
L'information se fait avant la mise en service, par un avenant au contrat ou une note de service. Elle contient au minimum :
- l'identité du responsable de traitement ;
- la ou les finalités du dispositif et sa base légale ;
- les destinataires des données ;
- le droit d'opposition pour motif légitime ;
- la durée de conservation des données ;
- les droits d'accès et de rectification, et la façon de les exercer ;
- la possibilité d'introduire une réclamation auprès de la CNIL.
Ajoutez les plages horaires où le dispositif est actif et, pour un véhicule de fonction, la façon de désactiver la localisation hors temps de travail.
Après la mise en service : sécurité et accès
Accès réservé aux personnes habilitées, identifiant et mot de passe, journalisation des consultations. Le prestataire agit pour votre compte : vérifiez la clause de sous-traitance sur la sécurité et la confidentialité.
Véhicule de fonction à usage mixte : quelles règles pour un usage pro et perso ?
Le véhicule de fonction pose le cas le plus délicat. Le salarié peut l'utiliser le soir, le week-end et en vacances. Or la CNIL interdit de collecter la localisation hors temps de travail. Trois règles en découlent.
1. Le salarié doit pouvoir désactiver la localisation hors temps de travail. La CNIL demande que les salariés puissent désactiver la collecte ou la transmission de leur position en dehors du temps de travail.
L'employeur garde un contrôle : il peut suivre le nombre et la durée des désactivations, demander des explications et sanctionner un abus.
2. Pour repérer un abus, le kilométrage suffit. Selon la CNIL, les kilomètres parcourus pendant une période où le véhicule ne doit pas être utilisé suffisent à caractériser un abus et sa gravité, sans qu'il soit nécessaire de connaître le trajet.
Pour un véhicule de fonction, le compteur fait le travail du traceur.
3. Un salarié qui organise librement ses déplacements ne peut pas être géolocalisé pour contrôler son activité.
La Cour de cassation juge depuis 2011 que la géolocalisation pour contrôler la durée du travail n'est pas justifiée lorsque le salarié dispose d'une liberté dans l'organisation de son travail (Cass. soc., 3 novembre 2011, n° 10-18.036).
Le 18 mars 2026, elle a validé un dispositif de contrôle du temps de travail de distributeurs de prospectus : leur autonomie était limitée, aucun autre moyen objectif et fiable n'existait, et le salarié activait lui-même l'outil (Cass. soc., 18 mars 2026, n° 24-18.976).
La plupart des commerciaux terrain restent dans le premier cas.
Source : CNIL.
Combien de temps conserver les données de géolocalisation ?
La durée dépend de la finalité. Au-delà, les données doivent être supprimées ou anonymisées.
- Cas général : 2 mois.
- Optimisation des tournées, preuve des interventions (si aucun autre moyen de preuve) : 1 an.
- Suivi du temps de travail : 5 ans.
Une durée de conservation excessive fait partie des manquements sanctionnés par la CNIL en 2025.
Tip : vérifiez le paramétrage par défaut de votre outil. Un historique des trajets conservé 90 jours dépasse déjà la règle générale des deux mois.
Sources : CNIL, géolocalisation des véhicules des salariés ; CNIL, sanctions 2025.
Peut-on sanctionner un salarié avec des données de géolocalisation ?
Oui, si le dispositif est licite et utilisé pour la finalité annoncée au salarié. Dans le cas contraire, la preuve est en principe illicite.
Le 22 mars 2023, la Cour de cassation a jugé qu'un employeur qui exploite la géolocalisation pour surveiller un salarié hors de son temps de travail porte atteinte à sa vie privée, ce qui rend la preuve illicite (Cass. soc., 22 mars 2023, n° 21-24.729).
Le même jour, dans une seconde affaire, la preuve a été écartée faute d'information individuelle du salarié, alors que l'employeur disposait d'autres moyens de contrôle (n° 21-22.852).
Une preuve illicite n'est admise que si elle est indispensable à l'exercice du droit à la preuve et que l'atteinte reste proportionnée, ce que le juge vérifie au cas par cas. Pour un usage interdit du véhicule, le relevé kilométrique reste la preuve la plus simple et la moins contestable.
Source : Lefebvre Dalloz.
Que risque l'employeur en cas de géolocalisation illégale ?
Le risque est double : une sanction de la CNIL et des preuves inutilisables devant le juge.
- Procédure simplifiée CNIL : amende jusqu'à 20 000 €. En novembre 2023, la CNIL a annoncé 10 décisions pour 97 000 € d'amendes, en ciblant notamment l'enregistrement en continu de la géolocalisation sans possibilité de suspension pendant les pauses. En 2025, 10 nouvelles décisions ont totalisé 104 000 €.
- Droit d'accès ignoré : une entreprise qui refusait de remettre à des salariés leurs données de géolocalisation après un accident a été sanctionnée de 10 000 €.
- Procédure ordinaire : pour les manquements graves, le RGPD prévoit des amendes jusqu'à 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial.
- Contentieux prud'homal : en 2011, un employeur qui avait détourné un GPS installé pour optimiser les trajets afin de contrôler le temps de travail d'un salarié autonome a vu la rupture du contrat requalifiée en licenciement sans cause réelle et sérieuse (Cass. soc., 3 novembre 2011, n° 10-18.036).
Le salarié peut aussi saisir la CNIL, l'inspection du travail ou le procureur de la République.
Sources : CNIL, sanctions 2023 ; CNIL, sanctions 2025 ; CNIL, géolocalisation des véhicules des salariés ; CNIL, article 83 du RGPD.
Boîtier, application ou véhicule connecté : comment localiser une voiture d'entreprise ?
Il existe quatre façons de localiser une voiture d'entreprise. Elles n'ont pas le même coût, ni le même risque juridique, parce qu'elles ne transmettent pas les mêmes données à l'employeur.
Technologie | Principe | Matériel | Ce que voit l'employeur |
|---|---|---|---|
Boîtier GPS câblé | Traceur posé et branché sur le circuit électrique du véhicule | Boîtier + pose par un technicien | Position, trajets, horaires |
Boîtier sur prise OBD | Traceur branché sur la prise diagnostic du véhicule | Boîtier, sans pose | Position, trajets, parfois kilométrage |
Application smartphone | Le téléphone du conducteur sert de traceur | Aucun, mais dépend du téléphone | Position pendant les plages actives |
Données du véhicule connecté | Le constructeur transmet les données du véhicule via une plateforme logicielle | Aucun | Chez Voltaback : kilométrage, consommation, alertes. Jamais la position. |
Les trois premières solutions sont des outils de géolocalisation (le boîtier télématique en est la forme la plus courante) : elles relèvent de toutes les règles vues plus haut.
La quatrième peut s'en passer si la plateforme ne restitue pas la position à l'employeur.
C'est le principe de la télématique sans boîtier de Voltaback : kilomètres, consommation, éco-conduite, alertes et maintenance remontent vers l'outil de gestion de flotte et l'application conducteur, la localisation reste hors de portée de l'entreprise.
À noter : la recommandation de la CNIL sur les données de localisation des véhicules connectés, publiée le 30 juin 2026, vise les particuliers et ne couvre pas les véhicules de fonction mis à disposition par l'employeur, qui restent régis par les règles ci-dessus.
Source : CNIL.
Combien coûte la géolocalisation d'un véhicule professionnel ?
Le marché fonctionne surtout par abonnement mensuel par véhicule, boîtier inclus :
- Abonnement entrée de gamme : 12 à 19 € par véhicule et par mois.
- Abonnement standard B2B : 20 à 45 € par véhicule et par mois.
- Boîtier acheté : 250 à 450 € par unité, plus 10 à 15 € par mois de service.
- Pose professionnelle : 50 à 150 € par véhicule.
Exemple : 50 véhicules × 22 € HT par mois (tarif moyen cité par Companeo) × 12 mois = 13 200 € HT par an, avant le temps passé à paramétrer les plages, gérer les désactivations, répondre aux demandes d'accès et purger les historiques.
Companeo signale aussi des remises pouvant atteindre 25 % au-delà de 50 véhicules.
Ce budget se justifie quand la position est la donnée utile : interventions d'urgence, transport facturé, véhicules exposés au vol.
Si votre besoin réel est le kilométrage, la consommation ou les alertes de maintenance, comparez d'abord avec une solution qui ne demande ni boîtier ni pose : demandez une démo de la télématique sans boîtier.
Source : Companeo, mai 2026.
Suivre kilométrage, coûts et AEN sans géolocaliser vos salariés
Ce que les directions financières, RH et flotte attendent d'un outil tient en quatre données : le kilométrage, le coût d'énergie, le CO2 évité et la base de calcul de l'avantage en nature. Aucune ne demande que l'employeur voie la position de ses salariés.
Critère | Traceur GPS classique | Télématique sans boîtier Voltaback |
|---|---|---|
Matériel à poser | Boîtier par véhicule | Aucun : le véhicule connecté transmet ses données |
Kilométrage | Calculé à partir des trajets | Remonté automatiquement depuis le véhicule |
Position visible par l'employeur | Oui | Jamais |
Désactivation hors temps de travail à gérer | Oui | Sans objet côté employeur |
Où vont les données | Logiciel du fournisseur de traceur | Outil de gestion de flotte et application conducteur |
kWh rechargés domicile, site, itinérance | Selon modèle | Oui, par véhicule |
Véhicules thermiques | Oui | Oui (véhicules antérieurs à 2020 parfois plus difficiles à connecter) |
Le cas de l'avantage en nature au réel
L'avantage en nature d'un véhicule de fonction peut être évalué au forfait ou au réel, sur la base des kilomètres personnels. Le réel suppose de distinguer trajets pro et perso : c'est là que beaucoup d'entreprises pensent devoir géolocaliser.
Avec le service AEN de Voltaback, la distinction pro/perso utilise la localisation au seul bénéfice du collaborateur, avec son consentement. Le collaborateur garde la main sur ses trajets ; l'entreprise reçoit ce qui sert au calcul de l'avantage en nature, jamais la géolocalisation.
Pour être complet, à l'attention de votre DPO et de votre CSE : Voltaback utilise la localisation dans deux cas seulement. Pour la recharge à domicile, elle sert uniquement pendant la session de charge et n'est pas partagée.
Pour l'avantage en nature au réel, elle distingue les trajets pro et perso, avec le consentement du collaborateur et à son seul bénéfice. Dans les deux cas, l'entreprise ne reçoit aucune position.
Le gain dépend surtout de la motorisation. Le simulateur d'avantage en nature au réel donne ces ordres de grandeur pour une LLD à 450 € par mois (coût global 6 750 € par an avec assurance et entretien) et 17 % d'usage privé :
Véhicule de fonction | AEN au forfait | AEN au réel | Gain annuel employeur + conducteur |
|---|---|---|---|
Thermique, carburant payé par l'employeur (3 000 €/an) | 6 533 € | 1 658 € | 4 261 € (2 048 € + 2 213 €) |
Thermique sans carburant payé | 3 375 € | 1 148 € | environ 1 950 € (936 € + 1 011 €) |
100 % électrique éco-scoré | 1 013 € | 574 € | environ 380 € (184 € + 199 €) |
Le calcul : écart d'assiette × 42 % de cotisations patronales pour l'employeur, × 45,4 % de cotisations salariales et d'impôt pour le conducteur. Lecture honnête : l'AEN au réel est un vrai levier sur les thermiques et les hybrides.
Sur un électrique éco-scoré, l'abattement de 70 % rend déjà l'AEN au forfait faible, et le réel ne rapporte que quelques centaines d'euros.
Les règles sont détaillées dans le guide de l'avantage en nature du véhicule électrique, et l'impact sur le coût total dans notre article sur le TCO d'une flotte automobile.
Pour voir le calcul sur vos véhicules, demandez une démo de l'avantage en nature au réel.
Pour la méthode de relevé du compteur sans saisie manuelle, voir notre guide du carnet de bord du véhicule de fonction.
Tip : présentez au CSE un outil qui ne transmet aucune position à l'employeur. La discussion change de nature : on parle de pouvoir d'achat des conducteurs, plus de surveillance.
Ce que ça change concrètement
Voltaback donne au responsable de flotte, à la DRH et à la DAF les données qu'ils cherchent, sans faire entrer la géolocalisation dans l'entreprise.
- Télématique sans boîtier : kilométrage et consommation remontés automatiquement depuis le véhicule connecté, avec l'éco-conduite, les alertes et le suivi de la maintenance, y compris pour les véhicules thermiques. Les données alimentent votre outil de gestion de flotte (GAC, Phoenix) sans le remplacer, et l'application conducteur. Aucune position n'est transmise à l'employeur.
- Recharge suivie et remboursée au coût réel : kWh rechargés à domicile, sur site et en itinérance, par véhicule. Voltaback relève chaque recharge à domicile et applique le tarif réel du contrat du collaborateur, pertes de charge incluses, avec une erreur relative de 1,22 %, auditée par un tiers indépendant. Voir le remboursement de la recharge à domicile.
- AEN au réel : trajets pro et perso distingués côté collaborateur, avec son consentement ; l'employeur ne reçoit jamais de géolocalisation. Gain le plus fort sur les thermiques (environ 1 950 à 4 260 € par an et par véhicule selon le simulateur). Voir l'avantage en nature au réel.
- Reporting RSE : rapport de CO2 évité par véhicule.
- Données protégées : plateforme certifiée ISO 27001, conforme RGPD, hébergée en France.
Plus de 200 entreprises utilisent Voltaback, dont Sodexo, ENGIE Home Services, Sanef, Equans, BNP Paribas et Lyreco. Voir aussi notre page dédiée aux responsables de flotte et aux DRH.

Questions fréquentes sur la géolocalisation des véhicules professionnels
Oui, votre employeur peut géolocaliser votre véhicule professionnel, mais seulement pour une finalité admise par la CNIL (sécurité, facturation d'une prestation, organisation des interventions), pendant le temps de travail et après vous en avoir informé par écrit. Il ne peut pas vous suivre en permanence, contrôler votre vitesse ni vous géolocaliser si vous organisez librement vos déplacements. Vos autres repères de conducteur sont résumés sur notre page conducteur.
Source : CNIL.
La géolocalisation des véhicules d'entreprise relève du RGPD et de trois articles du code du travail : proportionnalité (article L1121-1), information préalable du salarié (article L1222-4) et consultation du CSE dès 50 salariés (article L2312-38). La CNIL en précise l'application : finalités admises, interdits, durées de conservation et droits des salariés. Les obligations RH d'une flotte sont résumées sur notre page DRH et responsables RH.
Oui pendant le temps de travail et pour une finalité admise, non en dehors : le salarié doit pouvoir désactiver la collecte ou la transmission de sa position hors temps de travail. Pour contrôler l'usage du véhicule, la CNIL juge que les kilomètres parcourus suffisent. La méthode de relevé est détaillée dans notre guide du carnet de bord du véhicule de fonction.
Source : CNIL.
Un salarié peut s'opposer à la géolocalisation de son véhicule professionnel lorsque le dispositif ne respecte pas les conditions légales : finalité non admise, absence d'information, collecte hors temps de travail ou conservation excessive. Si le dispositif est conforme, il n'a pas de droit de refus général, mais garde son droit d'opposition pour motif légitime et son droit d'accès à ses données. Pour suivre vos propres kilomètres et recharges, voyez l'application conducteur.
Source : CNIL.
Le salarié désactive la géolocalisation de son véhicule de fonction avec la fonction prévue par le dispositif, que l'employeur doit lui fournir pour les périodes hors temps de travail. L'employeur peut suivre le nombre et la durée des désactivations, demander des explications et sanctionner un abus. Si l'outil n'offre aucune désactivation, parlez-en à votre RH : la collecte hors temps de travail est interdite. Vos repères de conducteur sont sur notre page conducteur.
Source : CNIL.
Non : la détention et l'utilisation d'un brouilleur sont interdites en France et punies de six mois d'emprisonnement et 30 000 € d'amende (articles L33-3-1 et L39-1 du code des postes et des communications électroniques). Hors temps de travail, la seule voie légale est la désactivation prévue par l'employeur ; si elle n'existe pas, signalez-le à votre RH ou saisissez la CNIL. Vos droits de conducteur sont résumés sur notre page conducteur.
Source : Arcep.
Oui, si le dispositif est licite, que le salarié en a été informé et que les données sont utilisées pour la finalité annoncée. Des données collectées hors temps de travail constituent en principe une preuve illicite (Cass. soc., 22 mars 2023, n° 21-24.729). Pour un usage interdit du véhicule, les kilomètres parcourus suffisent selon la CNIL, sans connaître le trajet : voir notre guide du suivi kilométrique de flotte.
Source : Lefebvre Dalloz.
La lettre d'information sur la géolocalisation doit indiquer le responsable de traitement, les finalités et la base légale, les destinataires, la durée de conservation, le droit d'opposition pour motif légitime, les droits d'accès et de rectification, et la possibilité de saisir la CNIL. Elle est remise avant la mise en service, par avenant au contrat ou note de service, avec les plages actives et la procédure de désactivation hors temps de travail. Les autres points RH d'une flotte sont sur notre page DRH et responsables RH.
Source : CNIL.
Le kilométrage d'une flotte peut être remonté automatiquement depuis le véhicule connecté, sans boîtier GPS ni relevé manuel, et sans transmettre de position à l'employeur. La CNIL confirme que les kilomètres parcourus sur une période interdite suffisent à caractériser un abus. C'est ce que fait la télématique sans boîtier de Voltaback, pour les véhicules électriques comme thermiques (ceux antérieurs à 2020 sont parfois plus difficiles à connecter).
Source : CNIL.
Non, l'employeur n'a pas besoin de voir les trajets pour calculer l'avantage en nature au réel : l'évaluation repose sur les kilomètres personnels. Selon le simulateur d'avantage en nature au réel, le gain atteint environ 1 950 à 4 260 € par an et par véhicule sur un thermique, mais 380 € environ sur un électrique éco-scoré. Avec Voltaback, la distinction pro/perso se fait côté collaborateur, avec son consentement, et l'entreprise ne reçoit jamais la géolocalisation.
Source : BOSS, avantages en nature.
Passez à l'action
Avant de signer un abonnement de traceur GPS, vérifiez ce que vous voulez vraiment mesurer.
En 30 minutes, vous voyez comment obtenir kilométrage, consommation, coûts de recharge et CO2 évité pour votre flotte, sans boîtier et sans transmettre la moindre géolocalisation à l'entreprise : demander une démo de la télématique.
Votre flotte compte des thermiques ou des hybrides ? Demandez une démo AEN au réel.
Article rédigé par Aubin Aycaguer, Chief of Staff chez Voltaback. Voltaback aide plus de 200 entreprises à suivre la recharge, le kilométrage et l'avantage en nature de leurs flottes, sans boîtier et sans géolocalisation transmise à l'employeur.
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