Suivi kilométrique de flotte : les indicateurs qui font baisser la facture LLD
Suivi kilométrique d'une flotte automobile : indicateurs à suivre chaque mois, trajectoire du contrat LLD, réaffectation des véhicules, méthodes de relevé, exemple chiffré sur 50 véhicules et gain pour le collaborateur.
Aubin Aycaguer, Chief of Staff, Voltaback6 oct. 2026

Le suivi kilométrique d'une flotte consiste à relever chaque mois le compteur de chaque véhicule et à le comparer au kilométrage prévu par son contrat.
C'est ce qui évite de payer à la restitution d'une LLD 5 à 20 centimes par kilomètre en trop, et jusqu'à 0,50 € selon le loueur et le véhicule.
Le kilométrage est aussi la donnée qui déclenche l'entretien, calcule l'avantage en nature au réel et alimente le bilan carbone. Ce guide détaille les indicateurs à suivre, les seuils d'alerte, les quatre façons de relever les compteurs et un exemple chiffré sur une flotte de 50 véhicules.
L'essentiel en 30 secondes
- Ce qu'on mesure : le compteur de chaque véhicule à date fixe, l'écart à la trajectoire du contrat et la projection en fin de contrat.
- Seuils : au-delà de 10 % d'écart, on surveille ; au-delà de 15 %, on agit (réaffectation ou avenant).
- Ce que ça rapporte : sur notre exemple de 50 véhicules en LLD, 18 000 € de dépassements évités par cycle de 36 mois et environ 60 heures de relevés en moins chaque année.
- Pour le collaborateur : plus de relance ni de photo du compteur, un entretien fait au bon moment, un avantage en nature plus juste.
- Comment : le véhicule connecté remonte son compteur tout seul, sans boîtier ni saisie.
Sources : KINTO ; Geotab, novembre 2025.
Pourquoi suivre le kilométrage d'une flotte ?
Un véhicule de société coûte d'abord par ses kilomètres. Six budgets en dépendent directement.
- Loyers LLD : dépassement ou sous-utilisation du forfait (lecture mensuelle).
- Affectation des véhicules : qui doit rouler avec quel véhicule (lecture trimestrielle).
- Entretien : date de la prochaine révision, des pneus, du contrôle technique (lecture mensuelle).
- Avantage en nature au réel : part des km privés dans le coût du véhicule (lecture annuelle, au moment de la paie).
- Sinistralité : exposition au risque routier de chaque conducteur (lecture trimestrielle).
- Reporting RSE : émissions de CO2 de la flotte (lecture annuelle).
Le contrat LLD : payer pour des kilomètres qu'on ne roule pas, ou payer ceux qu'on roule en trop
Un contrat de location longue durée repose sur une « loi de roulage » : un couple durée et kilométrage qui fixe le loyer, la valeur résiduelle et les pénalités.
Dans le secteur privé, le contrat moyen tournait autour de 39,7 mois et 99 374 km, soit 29 153 km par an (données SNLVLD 2015).
Le risque est double :
- Dépassement : chaque kilomètre au-delà du forfait est facturé à la restitution.
- Sous-kilométrage : le loyer a été calculé pour plus de kilomètres que le véhicule n'en fait. Dans la majorité des contrats, les kilomètres non parcourus ne sont pas remboursés, ou seulement en partie.
Les deux se corrigent facilement à mi-contrat. Presque jamais à la fin.
Sources : Geotab ; ministère de la Transition écologique et ADEME, étude sur les flottes des personnes morales (2019, données SNLVLD) ; MyLeasing, août 2026.
Réaffecter les véhicules entre gros et petits rouleurs
Dans une même flotte, les écarts sont énormes. L'étude publique sur les flottes relève des kilométrages annuels allant de 5 000 à 25 000 km au sein des flottes publiques étudiées.
Échanger à mi-contrat le véhicule d'un gros rouleur avec celui d'un petit rouleur ramène souvent les deux dans leur forfait, sans rien renégocier.
Entretenir au bon moment
Révision, pneus, freins : la plupart des échéances se comptent en kilomètres. Un relevé en retard de trois mois, c'est une révision repoussée sans que personne ne le sache. Les alertes liées au kilométrage sont détaillées dans notre article sur les alertes et la maintenance de flotte.
Fiscalité, sinistralité et RSE
- Avantage en nature : au réel, il se calcule sur la part des kilomètres privés. Les règles et la preuve des km pro sont dans notre guide du carnet de bord véhicule de fonction.
- Sinistralité : plus un conducteur roule, plus il est exposé. En 2024, 549 personnes ont été tuées sur la route lors d'un déplacement lié au travail. Le kilométrage permet de cibler la prévention, par exemple avec un programme d'éco-conduite en flotte.
- CO2 : les émissions d'une flotte se calculent à partir des kilomètres et de l'énergie consommée, avec les facteurs d'émission de la Base Empreinte de l'ADEME. Sans kilométrage fiable, le bilan carbone repose sur des estimations.
Pour un parc mixte, toutes ces données peuvent venir d'une seule source : la télématique de flotte de Voltaback lit le compteur directement depuis le véhicule connecté, sans boîtier, et l'envoie dans l'outil de gestion de flotte.
Source : ONISR, bilan 2024.
Quels indicateurs suivre, et à quelle fréquence ?
Un bon suivi kilométrique tient en sept indicateurs. Les quatre premiers suffisent pour piloter les contrats LLD.
Indicateur | Calcul | Fréquence | Seuil d'alerte |
|---|---|---|---|
Compteur à date | Relevé au dernier jour du mois | Mensuelle | Relevé manquant |
Kilomètres du mois | Compteur du mois moins compteur du mois précédent | Mensuelle | Variation forte sans raison connue |
Trajectoire du contrat | Km prévus × mois écoulés / durée du contrat | Mensuelle | Écart supérieur à 10 % |
Projection fin de contrat | Km actuels / mois écoulés × durée du contrat | Mensuelle | Projection au-delà du forfait |
Risque financier | Km projetés en trop × tarif au km du contrat | Trimestrielle | Selon votre politique (ex. 500 € par véhicule) |
Km avant prochaine échéance | Km de l'échéance moins compteur | Mensuelle | Moins de 1 000 km |
Km pro et km perso | Uniquement si l'AEN est évalué au réel | Annuelle | Part privée incohérente avec l'usage |
Tip : suivez aussi le taux de remontée, c'est-à-dire la part des véhicules dont le compteur est à jour. Un tableau de bord où 20 % des relevés manquent donne une fausse impression de maîtrise.
Exemple de calcul de trajectoire
Un véhicule loué sur 36 mois pour 90 000 km affiche 36 000 km au 12e mois.
- Trajectoire du contrat : 90 000 × 12 / 36 = 30 000 km.
- Écart : 36 000 / 30 000 = +20 %, au-dessus du seuil d'action.
- Projection fin de contrat : 36 000 / 12 × 36 = 108 000 km, soit 18 000 km de trop.
- Risque financier à 0,10 €/km : 18 000 × 0,10 = 1 800 € pour ce seul véhicule.
Détecté au 12e mois, cet écart se règle sans frais. Détecté à la restitution, il se paie.

Que faire quand un véhicule s'écarte de son forfait ?
Quatre leviers existent. Le bon dépend du sens de l'écart et du temps restant.
Situation | Levier | Quand l'utiliser |
|---|---|---|
Gros rouleur, contrat jeune | Réaffecter le véhicule à un petit rouleur | Véhicules de service ou de pool, ou avec l'accord des deux conducteurs |
Gros rouleur, réaffectation impossible | Avenant pour relever le forfait, avec un loyer révisé | Dès que la tendance dure 2 ou 3 mois |
Petit rouleur | Réaffecter à un conducteur qui roule plus, ou réduire le forfait par avenant | Avant la mi-contrat |
Véhicule presque inutilisé | Le basculer en pool, ou étudier une restitution anticipée selon les conditions du contrat | Après 6 mois de sous-utilisation |
Le loueur peut en général réajuster le forfait en cours de contrat, avec une hausse ou une baisse des mensualités. Plus l'écart est repéré tôt, plus l'ajustement est léger, car il s'étale sur davantage de mois.
Tip : à la commande, KINTO conseille de majorer de 10 à 15 % le kilométrage moyen prévu. Pour les renouvellements, partez plutôt du kilométrage réel mesuré sur le contrat précédent : c'est la meilleure base de négociation.
Source : KINTO.
Comment relever le kilométrage d'une flotte ?
Il existe quatre méthodes. Elles se distinguent surtout par le temps qu'elles prennent au gestionnaire et par la fraîcheur de la donnée.
Méthode | Coût | Temps pour le gestionnaire | Fraîcheur | Véhicules électriques |
|---|---|---|---|---|
Déclaratif (formulaire, photo du compteur, tableur) | Aucun outil | Élevé : relances, corrections, consolidation | Mensuelle, souvent en retard | Oui |
Saisie à la pompe avec la carte carburant | Inclus dans la carte | Moyen : saisies libres à contrôler | À chaque plein | Non : pas de passage à la pompe |
Boîtier télématique | 12 à 45 € HT par véhicule et par mois, boîtier inclus | Moyen : pose, pannes, dépose avant restitution | Automatique | Oui |
Véhicule connecté, sans boîtier | Pas de matériel | Faible : activation à distance | Automatique | Oui |
Le déclaratif reste le plus répandu. Son coût est caché : c'est le temps passé à relancer, corriger et consolider. La carte carburant ne suit plus les véhicules électriques, qui se rechargent surtout à domicile.
Le boîtier est fiable, mais c'est du matériel à poser et à déposer en fin de LLD : les alternatives sont comparées dans notre page alternative au boîtier télématique.
La quatrième voie est la plus récente. Les véhicules récents transmettent leur kilométrage via leur connectivité d'origine : un logiciel le récupère à distance, sans rien installer dans l'habitacle.
C'est la remontée automatique des données que propose Voltaback, sur les véhicules thermiques, hybrides et électriques. Les véhicules d'avant 2020 sont parfois plus difficiles à connecter selon leur équipement : ils restent alors en déclaratif.
Source : Companeo, mai 2026.
Suivre les kilomètres n'oblige pas à suivre les trajets
Un compteur kilométrique n'est pas une position. Pour piloter les contrats LLD et l'entretien, l'entreprise n'a besoin que des totaux. La géolocalisation des salariés obéit à des règles CNIL strictes, détaillées dans notre guide de la géolocalisation des véhicules d'entreprise. Voltaback ne transmet jamais la position des conducteurs à l'employeur.
Ce que rapporte le suivi kilométrique : exemple sur 50 véhicules
Prenons une flotte de 50 véhicules en LLD, tous loués sur 36 mois pour 90 000 km (30 000 km par an, proche du contrat moyen de 29 153 km/an cité plus haut).
Le tarif de dépassement est fixé à 0,10 €/km, au milieu de la fourchette de 5 à 20 centimes relevée par KINTO.
Au bout d'un an, le parc se répartit ainsi :
- 30 véhicules dans la trajectoire (moins de 10 % d'écart).
- 10 gros rouleurs à 36 000 km par an (+20 %).
- 10 petits rouleurs à 22 000 km par an (−27 %).
Sans suivi : la facture arrive à la restitution
Les gros rouleurs finissent à 108 000 km, soit 18 000 km de trop chacun :
10 véhicules × 18 000 km × 0,10 € = 18 000 € de dépassements.
Les petits rouleurs finissent à 66 000 km. Leur loyer a été payé pour 90 000 km, et les kilomètres non roulés ne sont en général pas remboursés.
Avec un suivi mensuel : une rotation au 18e mois
L'écart est visible dès les premiers mois. Au 18e mois, on échange les véhicules des gros et des petits rouleurs, deux à deux :
- Véhicule A (gros rouleur, puis petit) : 54 000 km puis 33 000 km, soit 87 000 km en fin de contrat, 3 000 km sous le forfait.
- Véhicule B (petit rouleur, puis gros) : 33 000 km puis 54 000 km, soit 87 000 km en fin de contrat, 3 000 km sous le forfait.
Les deux véhicules finissent sous leur forfait. Les 18 000 € de dépassements disparaissent, soit 6 000 € par an sur la durée du contrat.
Quand la rotation est impossible (véhicules de fonction attribués), un avenant au 12e mois limite la casse : le surcoût s'étale sur 24 loyers au lieu d'une facture de restitution.
Le temps gagné par le gestionnaire
Hypothèse à ajuster à votre organisation : 6 minutes par véhicule et par mois pour relancer, saisir, contrôler et consolider un relevé déclaratif.
50 véhicules × 6 minutes × 12 mois = 3 600 minutes, soit 60 heures par an, presque deux semaines de travail. Avec une remontée automatique, ce temps tombe à la seule revue des alertes.
Et si une partie de la flotte passe l'AEN au réel
Sur un véhicule thermique avec carte carburant, le passage de l'avantage en nature au réel peut rapporter jusqu'à 4 261 € par an et par véhicule, dont environ 2 048 € de cotisations patronales, dans le scénario du simulateur d'avantage en nature au réel (17 % d'usage privé).
Si 15 des 50 véhicules sont dans ce cas, l'économie patronale atteint environ 30 700 € par an. Sur un électrique éco-scoré, le gain tombe à environ 380 €. Le calcul complet est sur la page avantage en nature au réel.
Ce gain suppose de distinguer les trajets pro et perso : c'est le rôle du service d'avantage en nature au réel, qui utilise la localisation avec le consentement du collaborateur et ne la transmet jamais à l'entreprise. Le compteur seul ne suffit pas.
Poste (flotte de 50 véhicules) | Sans suivi | Avec suivi mensuel automatique |
|---|---|---|
Dépassements LLD (10 gros rouleurs) | 18 000 € par cycle de 36 mois | 0 € après rotation au 18e mois |
Temps de relevé | Environ 60 h par an | Revue des alertes uniquement |
AEN au réel (15 thermiques avec carte carburant) | Forfait, faute de km privés prouvés | Jusqu'à 30 700 € par an de cotisations patronales, avec le service AEN au réel |
Boîtiers télématiques | 13 200 € HT par an au prix moyen de 22 € | Sans objet : aucun boîtier |
Les alertes de maintenance et l'éco-conduite agissent sur d'autres postes du coût complet, avec un effet qui dépend de votre parc et de vos contrats. La méthode de calcul du coût complet est dans notre analyse du TCO d'une flotte automobile.
Source : Companeo.
Ce que le collaborateur y gagne
Le suivi kilométrique est souvent vu comme une contrainte. Bien fait, il en retire plutôt.
- Plus de relance ni de photo du compteur en fin de mois : le relevé se fait sans lui.
- Ses propres kilomètres visibles dans l'application conducteur, au même niveau d'information que le gestionnaire.
- Un véhicule entretenu à temps : la révision est planifiée avant l'échéance, pas après.
- Un avantage en nature plus juste quand l'employeur passe au réel : il est imposé sur son usage privé réel, pas sur un forfait. C'est surtout vrai pour les véhicules thermiques et hybrides.
- Pas de géolocalisation transmise à l'employeur : seuls les totaux kilométriques remontent.
Tip : dans la note d'information aux conducteurs, écrivez quelle donnée remonte à l'entreprise. « Seul le compteur est transmis » lève la plupart des questions.
Mettre en place le suivi kilométrique en 5 étapes
1. Rassembler les contrats
Pour chaque véhicule : date de début, durée, kilométrage prévu, tarif au kilomètre en dépassement et, s'il existe, en sous-kilométrage. Ces données sont dans les contrats du loueur ou dans votre outil de gestion de flotte.
2. Fixer une date de relevé unique
Le dernier jour du mois pour tout le parc. Les compteurs deviennent comparables d'un véhicule à l'autre et d'un mois à l'autre.
3. Automatiser la remontée là où c'est possible
Commencez par les véhicules connectables, la grande majorité des véhicules récents. Gardez le déclaratif pour les autres, avec une relance automatique.
4. Brancher la donnée sur l'outil de gestion de flotte
Le kilométrage doit arriver là où vous gérez déjà les contrats, l'entretien et les coûts. La télématique alimente cet outil, elle ne le remplace pas. Elle n'a pas besoin de passer par la paie : seul le montant de l'AEN au réel, s'il y en a un, y est transmis.
5. Instaurer une revue trimestrielle
Une heure par trimestre suffit : liste des véhicules au-delà de 15 % d'écart, décisions de réaffectation ou d'avenant, échéances d'entretien du trimestre suivant. Le rôle du gestionnaire dans ce suivi est décrit sur la page responsable de flotte.
Les erreurs fréquentes
- Regarder le kilométrage seulement à la restitution. À ce stade, il n'y a plus de levier.
- Comparer au forfait total au lieu de la trajectoire. Un véhicule à 40 000 km au 12e mois d'un contrat de 90 000 km paraît « dans les clous », alors qu'il en est à +33 %.
- Signer le renouvellement sur le même forfait. Le kilométrage réel du contrat précédent est la meilleure base.
- Oublier les petits rouleurs. Ils ne génèrent pas de pénalité, mais un loyer trop élevé pendant trois ans.
- Confondre kilométrage et géolocalisation. Pour piloter les contrats, les totaux suffisent.
Ce que ça change concrètement
Voltaback remonte automatiquement le kilométrage de chaque véhicule depuis sa connectivité d'origine, sans boîtier, sans pose ni maintenance matérielle. La télématique s'active à distance, sur les véhicules thermiques, hybrides et électriques.
- Compteurs à jour sans relance : chaque fin de mois, tout le parc connecté est relevé, sans formulaire ni photo à réclamer.
- Écarts visibles tôt : la trajectoire de chaque contrat se suit mois par mois, pour réaffecter ou négocier un avenant à temps.
- Au-delà du kilométrage : alertes, maintenance anticipée et score d'éco-conduite, plus la consommation et le rapport de CO2 évité pour la RSE.
- Intégration : les données alimentent votre outil de gestion de flotte, sans le remplacer, et l'application conducteur.
- Vie privée : l'entreprise ne reçoit jamais la géolocalisation des conducteurs. Plateforme hébergée en France, conforme RGPD et certifiée ISO 27001.
Plus de 200 entreprises utilisent Voltaback pour leurs flottes, dont Sodexo, ENGIE Home Services, Sanef, Equans et Lyreco.
Questions fréquentes sur le suivi kilométrique de flotte
Le suivi de flotte désigne la collecte régulière des données d'usage des véhicules d'une entreprise (kilométrage, consommation, entretien, sinistres) pour en piloter les coûts. Le kilométrage en est la donnée de base : il conditionne les loyers LLD, l'entretien, l'avantage en nature et le bilan carbone. Le suivi de flotte n'implique pas forcément de géolocaliser les véhicules.
Gérer une flotte, c'est piloter chaque véhicule sur trois axes : ses contrats (LLD, assurance, carte carburant ou recharge), son état (entretien, sinistres) et son usage (kilométrage, consommation). Un relevé mensuel du compteur, comparé à la trajectoire du contrat, est le geste qui rapporte le plus vite. La page responsable de flotte détaille ce que la donnée automatique change au quotidien.
Le meilleur logiciel de suivi de flotte est celui qui récupère les données sans saisie et les envoie dans l'outil de gestion de flotte (ou de parc automobile) où vous gérez déjà vos contrats. Pour le kilométrage, la lecture directe du compteur depuis le véhicule connecté évite à la fois les relances aux conducteurs et la pose de boîtiers. Voltaback fonctionne ainsi, sur les véhicules thermiques, hybrides et électriques ; le conducteur retrouve ses propres kilomètres dans l'application conducteur. Le comparatif avec les solutions matérielles est sur la page alternative au boîtier télématique.
Un gestionnaire de flotte pilote les véhicules de l'entreprise de la commande à la restitution : contrats de location et d'assurance, cartes carburant ou de recharge, entretien, sinistres, amendes et politique véhicules. Le suivi du kilométrage fait partie de ses tâches récurrentes, car il conditionne les loyers, l'entretien et l'avantage en nature. La page responsable de flotte montre ce que la donnée automatique lui fait gagner au quotidien.
Le kilométrage réel se lit au compteur du véhicule ou, pour un véhicule connecté, directement dans ses données transmises à distance. L'historique des kilométrages relevés aux contrôles techniques est consultable gratuitement sur HistoVec, le service du ministère de l'Intérieur. Pour une flotte, la lecture à distance évite d'attendre un contrôle ou une déclaration.
Un relevé kilométrique se fait de trois façons : en lisant le compteur (photo ou saisie par le conducteur), à partir des kilométrages saisis à la pompe avec la carte carburant, ou automatiquement depuis les données du véhicule connecté. Pour une flotte, seule la troisième méthode évite les oublis et les erreurs de saisie. Si le relevé sert à distinguer trajets professionnels et privés, voir notre guide du carnet de bord du véhicule de fonction.
On géolocalise une flotte avec des boîtiers GPS ou les données du véhicule connecté, dans le cadre strict fixé par la CNIL : information des salariés, finalité précise, pas de suivi en dehors du temps de travail. Pour suivre le kilométrage, la géolocalisation n'est pas nécessaire. Le cadre complet est dans notre guide de la géolocalisation des véhicules d'entreprise.
Source : CNIL.
En cas de dépassement, le loueur facture chaque kilomètre en trop à la restitution du véhicule, le plus souvent 5 à 20 centimes par kilomètre. Un dépassement de 18 000 km à 0,10 € coûte ainsi 1 800 €. Le tarif exact figure dans les conditions de votre contrat. Selon le loueur et le véhicule, la fourchette observée va de 0,02 à 0,50 € par kilomètre.
À la restitution d'une LLD, deux postes peuvent être facturés : les kilomètres au-delà du forfait et la remise en état des dommages qui dépassent l'usure normale. Les kilomètres en trop coûtent le plus souvent 5 à 20 centimes chacun. Un suivi mensuel du compteur permet d'agir sur le premier poste bien avant la fin du contrat.
Source : KINTO.
Oui, la plupart des loueurs acceptent de réajuster le forfait kilométrique en cours de contrat par avenant, avec une révision du loyer. Plus l'avenant est signé tôt, plus le surcoût est réparti sur un grand nombre de loyers. Vérifiez les conditions de votre contrat cadre.
Source : KINTO.
Le bon kilométrage est celui que le véhicule roulera réellement, majoré d'une petite marge : KINTO conseille 10 à 15 % au-dessus de la moyenne prévue. À titre de repère, les contrats LLD du secteur privé tournaient autour de 29 153 km par an (données SNLVLD 2015). Pour une flotte, partez du relevé réel de chaque poste. Le piège le plus courant est un forfait mal calibré : trop bas, il crée des pénalités ; trop haut, il fait payer des kilomètres jamais roulés, rarement remboursés.
Sources : KINTO ; ministère de la Transition écologique et ADEME, étude sur les flottes des personnes morales (2019, données SNLVLD) ; MyLeasing.
Une voiture particulière en France a parcouru en moyenne 11 600 km en 2025. Les véhicules d'entreprise roulent souvent bien plus : les contrats LLD du secteur privé tournaient autour de 29 000 km par an. Un véhicule de société à 20 000 km par an reste donc dans la norme des flottes ; ce qui compte, c'est l'écart au forfait de chaque contrat.
Sources : SDES, septembre 2026 ; ministère de la Transition écologique et ADEME, étude sur les flottes des personnes morales (2019, données SNLVLD).
Une entreprise doit notamment désigner le conducteur dans les 45 jours après une infraction relevée par radar avec un véhicule de société, entretenir ses véhicules et déclarer l'avantage en nature s'il y a usage privé. Depuis le 1er mars 2025, les flottes d'au moins 100 véhicules légers sont soumises à une taxe annuelle incitative au verdissement, détaillée dans notre article sur le verdissement de flotte automobile. Aucun texte n'impose de méthode de relevé kilométrique.
Source : article L121-6 du code de la route.
Il faut comparer chaque mois le compteur de chaque véhicule à la trajectoire de son propre contrat (km prévus × mois écoulés / durée), puis projeter le kilométrage en fin de contrat. Cela suppose un relevé automatique et les conditions des trois loueurs dans un même outil. Tous les véhicules à plus de 15 % d'écart forment la liste d'action du mois. Pour voir ce suivi alimenté automatiquement dans votre outil de gestion de flotte, demandez une démo.
Sur notre exemple de 50 véhicules loués 36 mois pour 90 000 km, 10 gros rouleurs à +20 % génèrent 18 000 € de dépassements à 0,10 €/km, soit 6 000 € par an. S'y ajoutent environ 60 heures de relevés manuels par an et des loyers payés pour des kilomètres non roulés par les petits rouleurs. Ces montants sont des hypothèses : refaites le calcul avec vos tarifs de dépassement. Pour une vision coûts complète, voir le TCO d'une flotte automobile.
Le kilométrage d'un véhicule électrique récent se récupère directement depuis sa connectivité d'origine, sans carte carburant ni boîtier. C'est d'ailleurs la même source qui remonte l'énergie rechargée, pour le remboursement de la recharge à domicile. Les véhicules thermiques et hybrides du même parc sont suivis de la même façon.
Passez au suivi kilométrique automatique
Le relevé de fin de mois ne devrait plus prendre une journée. Demandez une démo de la télématique Voltaback ou faites un test sur quelques véhicules : vous voyez quels véhicules de votre flotte sont connectables, et comment leur kilométrage arrive dans votre outil de gestion de flotte, sans boîtier.
Article rédigé par Aubin Aycaguer, Chief of Staff chez Voltaback. Voltaback remonte automatiquement le kilométrage, les alertes et le CO2 évité des flottes de plus de 200 entreprises, sans boîtier et sans transmettre la géolocalisation des conducteurs à l'employeur.
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